Surfaces agricoles utiles (SAU) affectées à l'agriculture biologique (2016-2017)

La carte est issue d’une coopération entre le SIG-GR et l'Institut de Gestion de l'Environnement et d'Aménagement du Territoire (IGEAT) de l'Université Libre de Bruxelles. Elle fait partie du cahier thématique "Environnement et énergie" que l'IGEAT a réalisé dans le cadre du diagnostic territorial pour le Schéma de Développement Territorial de la Grande Région (SDTGR).

 

Les territoires agricoles représentant 52% de la Grande Région, l’application sur base volontaire de pratiques durables en matière agricole constitue un facteur d’amélioration des conditions environnementales des territoires agricoles, en termes de biodiversité, de qualité des eaux, de protection des sols et de paysages.

Mode de production qui repose sur un ensemble de pratiques agronomiques et de conduites d’élevage respectueuses de l’environnement, l’agriculture biologique privilégie une série de mesures telles que le respect des équilibres écologiques, de la rotation des cultures, l’utilisation de méthodes de défense naturelles ou encore le rejet des produits chimiques de synthèse et des OGM.

Le développement de l’agriculture biologique est soutenu par divers instruments (programmes de développement rural nationaux/régionaux, …) ainsi que par des associations actives dans la valorisation et la formation à ce type de pratiques. La tendance à la hausse des productions bio observées dans l’UE depuis plusieurs années résulte également – et avant tout – d’une demande croissante des consommateurs.

L’importance de ce type d’agriculture est toutefois encore fort variable entre État/Région partenaires de la Grande Région.

La Sarre, dont 14,4 % de la surface agricole utile (SAU) est consacrée au bio, occupe la première place, tant au sein de la Grande Région qu’au niveau allemand. La Rhénanie-Palatinat et la Wallonie présentent des parts intermédiaires d’occupation de la SAU par le bio, proches de 10 %. En Lorraine et au Luxembourg, les parts consacrées au bio restent modestes quoiqu’en progression constante (respectivement 5 % et 4 % de la SAU). Le développement plus lent de ce type d’agriculture dans ces deux derniers versants peut être la conséquence, entre autres, d’une mise en oeuvre plus tardive de mesures de soutien à ce type d’agriculture, d’une concurrence importante des productions régionales issues d’une agriculture traditionnelle ou encore d’une concurrence de produits bio provenant de régions voisines, voire de pays éloignés (Espagne, Pays-Bas...).

Plus facilement applicable en zones de prairies permanentes qu’en zones de grandes cultures (en lien notamment avec l’usage de produits phytosanitaires), l’agriculture biologique est principalement pratiquée dans plusieurs régions herbagères où prédomine l’élevage bovin (est et sud de la Wallonie, basses montagnes du Westerwald, du Palatinat et du Hunsrück en Rhénanie-Palatinat et en Sarre).

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