De la Communauté germanophone de Belgique vers le Luxemburg par lieu de résidence (communes) : 2004-2014

La carte est issue d’une coopération entre le SIG-GR et l’Observatoire interrégional du marché de l’emploi (OIE) de la Grande Région. Elle fait partie du rapport sur la situation du marché de l'emploi dans la Grande Région en 2015/2016 que l’OIE a réalisé pour le Sommet de la Grande Région. La carte illustre la répartition des frontaliers et le nombre total des frontaliers résidant en Communauté germanophone de Belgique et travaillant au Luxembourg au 30 juin 2015 par lieu de résidence (communes) ainsi que l’évolution du nombre total de ces frontaliers entre 2004 et 2014.

 

Le nombre de frontaliers originaires de la Communauté germanophone de Belgique travaillant au Luxembourg continue d’augmenter

En 2014, près de 3 600 frontaliers originaires de la Communauté germanophone de Belgique se rendent sur leur lieu de travail au Luxembourg. Le flux, dominé par les hommes (environ 70%), a plus que triplé entre 1995 et 2014. En 2009, le nombre de frontaliers sortants enregistre encore une hausse relativement importante (+5,1%) malgré la crise économique et financière. Le flux des frontaliers de la Communauté germanophone en direction du Luxembourg ne commence à subir les effets de la crise que l’année suivante en 2010 (-0,3%). Ce-pendant, en 2013, on observe à nouveau une forte augmentation de 4 %, alors qu’elle s’élève à 2,8% en 2014.

 

Le flux de frontaliers sortants en direction du Luxembourg vieillit de plus en plus

L’analyse par tranche d’âge du flux de frontaliers sortants originaires de la Communauté germanophone qui se rendent au Luxembourg montre que les frontaliers ont statistiquement vieilli entre 2004 et 2014 : alors qu’en 2004, presque la moitié (46%) des frontaliers avait encore moins de 35 ans, ce n’est plus le cas que pour environ un tiers d’entre eux (35,5%) en 2014. Dans la même période, la part des plus de 55 ans a augmenté de 5,3 points de pourcentage pour atteindre 9,8%.
 

Les frontaliers originaires de la Communauté germanophone et travaillant au Luxembourg travaillent dans le secteur de la construction ainsi que dans le commerce et la réparation…

En 2014, les frontaliers originaires de la Communauté germanophone de Belgique et travaillant au Luxembourg sont représentés à hauteur de près d’un tiers (30,2 %) dans le secteur de la construction et d’un quart dans le secteur « Commerce et réparation ». Suit loin derrière le secteur « Transports et Communication » où travaillent 13,7% de ces frontaliers. Dans le secteur de la construction aussi, la croissance de l’emploi a été importante lors de la période 2004 2014 : 351 nouveaux frontaliers, soit une augmentation de 47,8 %. Les deux autres grands secteurs importants pour les frontaliers de la Communauté germanophone ont également gagné en importance : « Commerce et réparation » +285 personnes soit +46 % ; « Transport et communication » +389 personnes, soit +141%. Dans le secteur « Santé et ac-tion sociale », qui est dominé par les femmes, le nombre de frontaliers a augmenté de 153 individus sur la même période.

 

…et habitent dans la partie sud de la communauté

L’analyse à petite échelle du flux frontalier met en évidence que dans la Communauté germanophone de Belgique également, la proximité de la frontière a une incidence sur le lieu de résidence des migrants journaliers. En effet, la grande majorité (91,2%) des frontaliers qui travaillent au Luxembourg vient de la partie sud de la communauté : la plupart d’entre eux résident à St. Vith (34,7%), à Burg-Reuland (24,6%) et à Amel (14,9%). Depuis 2004, on constate une légère extension de la zone d’influence du marché de l’emploi luxembourgeois vers le nord de la Communauté germanophone de Belgique : la part des frontaliers qui y résident a en effet légèrement augmenté au cours des dix dernières années (+2,7 points).

Dernière mise à jour