Parcs éoliens dans la Grande Région

La carte intitulée « Parcs éoliens dans la Grande Région : puissance installée au 31.12.2013 » illustre la localisation des parcs éoliens et de leur puissance installée en mégawatt (MW) au 31 décembre 2013. Un parc éolien est un regroupement d’au moins 3 éoliennes par site. Mais la carte représente également les éoliennes isolées (1 ou 2 machines regroupées) situées en dehors des parcs identifiés.

Au 31 décembre 2013, la Grande Région compte 2 064 éoliennes avec une puissance installée de 3 746,3 MW. La carte permet de mettre en évidence le fait que certains territoires de la Grande Région possèdent une concentration plus importante en parcs éoliens.

C’est le cas notamment de la Rhénanie-Palatinat, qui compte plus de la moitié de l’ensemble des machines (1 267) et de la puissance installée (2 173,4 MW) dans la Grande Région. La plupart de ces éoliennes se situe dans l’Eifel, l’Hunsrück et le Rheinhessen. Ceci s’explique par le fait que ces régions présentent un bon potentiel, notamment avec des vents élevés, tel que mis en évidence par les données de l’atlas éolien (Windatlas) de la Rhénanie-Palatinat. Cet instrument aide les régions et les communes dans l’identification d’espaces prioritaires pour le développement de l’énergie éolienne en identifiant les sites présentant un potentiel éolien élevé. L’objectif de l’atlas s’inscrit dans le cadre de la mise à jour partielle du LEP IV (Teilfortschreibung des LEP IV) concernant les énergies renouvelables qui a été adoptée le 16 avril 2013 par le conseil ministériel. Cette mise à jour partielle du LEP IV a eu pour objectif de définir les conditions-cadres pour l’exploitation de l’énergie éolienne en Rhénanie-Palatinat qui ont un caractère contraignant pour la planification régionale et les plans d’urbanisme. Elle offre une liberté de planification plus grande aux communes, mais également plus de responsabilité en matière de planification. Enfin elle désigne le potentiel éolien comme critère principal pour la sélection des sites éoliens.

Par ailleurs, des enquêtes approfondies concernant les potentiels de production, de stockage et de la gestion de la charge sont disponibles dans le cadre d’une étude récente sur le réseau de distribution (Verteilnetzstudie) dans laquelle l’actualisation partielle du LEP IV et les potentiels éoliens sont pris en considération.

Enfin, le cabinet de la Rhénanie-Palatinat a adopté en mai 2013 le « Rundschreiben Windenergie » (circulaire sur l’énergie éolienne). Cette circulaire a pour vocation d’expliquer la législation pertinente en vigueur et de contribuer à sa mise en œuvre uniforme. Elle sert de guide d’interprétation aux autorités publiques qui participent aux procédures d’approbation pour l’installation d’éoliennes. En outre, elle informe les communes, les entreprises et autres tiers sur les réglementations et étapes en vigueur.

En Sarre, les éoliennes se concentrent plutôt dans le Nord du Land, avec notamment le parc éolien de Freisen qui compte 17 machines et une puissance installée de 21,4 MW. Cette zone est notamment caractérisée par des valeurs élevées pour la vitesse moyenne du vent. Le volet « environnement » du LEP (Landesentwicklungsplan) définit des prescriptions pour la distribution spatiale des surfaces dédiées à l’exploitation de l’énergie éolienne. Par le biais de la première modification du volet « environnement » du LEP concernant l’annulation de l’effet d’exclusion des espaces prioritaires pour l’énergie éolienne en termes d’aménagement régional (2011), les autorités de la planification sarroise ont réagi face aux défis du tournant énergétique. Cette première modification fournit les conditions de planification nécessaires afin de pouvoir développer l’énergie éolienne également en dehors des espaces prioritaires.

Parmi les entités de la Grande Région, le Luxembourg présente la valeur la plus faible concernant la puissance installée pour 1000 habitants (105.6 kW). C’est dans le Nord du Grand-Duché qu’on retrouve une certaine concentration d’éoliennes, alors que leur nombre total se limite à 46 (56,7 MW). Le conseil de gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg a approuvé dans sa séance du 23 juillet 2010 le plan d’action national en matière d’énergies renouvelables. Ce plan s’inscrit dans le contexte de la mise en œuvre de la directive 2009/28/CE du 23 avril 2009 relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables. Cette directive prévoit pour le Luxembourg un objectif global de 11 % d’énergies renouvelables de sa consommation finale d’énergie d’ici 2020. Le plan d’action national reprend les mesures qui doivent être prises pour atteindre les objectifs nationaux globaux et prévoit notamment le développement des énergies renouvelables sur le territoire national par le biais de la production d’électricité et de chaleur/froid à partir de sources renouvelables ainsi que par le recours aux pompes à chaleur. Dans ce contexte, l’éolien, tout comme la biomasse, est considéré comme un pilier important pour la production d’électricité durable.

En Lorraine, qui occupe la deuxième place en termes de puissance installée pour 1000 habitants (307,6 kW) derrière la Rhénanie-Palatinat, les parcs éoliens se concentrent essentiellement dans le département de la Meuse ainsi que sur la partie centrale du département de la Moselle. Le Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE) de Lorraine, qui a été co-signé en décembre 2012 par l’Etat et la Région Lorraine, a pour objectif de répondre aux enjeux du changement climatique de manière globale et cohérente à l’échelon de la Lorraine. Le Schéma Régional Eolien (SRE), constituant un volet annexé au SRCAE, définit en cohérence avec les objectifs issus du SRCAE, les parties du territoire disposant de zones favorables de taille suffisante pour le développement de l'énergie éolienne. Le SRE a ainsi pour vocation de prendre en considération les différents enjeux du territoire.

Suite à l’adoption du SRCAE, le Schéma Régional de Raccordement au Réseau des Energies Renouvelables a été rédigé par RTE avec l’appui d’un comité technique puis signé par le Préfet de Région en novembre 2013. Ce schéma prévoit des capacités d’accueil réservées aux énergies renouvelables par poste électrique, recense les travaux nécessaires à l’atteinte de ces objectifs et fixe le montant de la quote-part régionale.

Enfin les départements lorrains ont élaboré un certain nombre de documents, sans valeur réglementaire mais qui ont pour ambition, outre leur caractère informatif, de constituer un outil d’aide à la décision pour les responsables publics en charge de l’aménagement du territoire.

En Wallonie, les parcs éoliens se concentrent majoritairement dans les provinces de Namur et de Hainaut et, dans une moindre mesure, dans les Ardennes et les Hautes Fagnes. Avec 273 éoliennes et une puissance installée de 618,7 MW, la Wallonie occupe la quatrième place en termes de puissance installée pour 1000 habitants (173,6 kW). En juillet 2013, le Gouvernement wallon a adopté définitivement une actualisation du « Cadre de référence pour l’implantation d’éoliennes en Wallonie ». L’objectif de ce nouveau  document est de fixer des recommandations pour  les projets éoliens de manière à assurer la qualité de vie des Wallons,  tout en permettant à la Wallonie d’atteindre les objectifs énergétiques que s’est fixé le Gouvernement. Ainsi, le développement de ce secteur porteur de relance économique et d’indépendance énergétique, doit assurer une production annuelle de 3 800 GWh à l’horizon 2020 (soit près de 15% des besoins wallons en électricité).

Le Gouvernement wallon a donc actualisé les outils encadrant l’implantation des éoliennes en Wallonie. Trois outils ont été élaborés :

  • un cadre de référence actualisé qui sera l’outil guide ;
  • une cartographie positive de zones de développement éolien, associée à un productible minimal par lot permettant de développer le grand éolien à concurrence d’un objectif de 3800 GWh à l’horizon 2020 ;
  • Un cadre décrétale qui organisera un mécanisme combinant la reconnaissance de l’intérêt public de l’implantation d’éoliennes et des appels à projets.

Seul le cadre de référence a été adopté par le Gouvernement Wallon en juillet 2013, les deux autres outils n’ont pas encore été adoptés.

Par ailleurs, l’Observatoire belge des énergies renouvelables y compris l’observatoire éolien géré par l’Association pour la Promotion des Energies Renouvelables (APERe) dresse le bilan statistique belge sur base des bilans régionaux. Il présente notamment la progression des énergies renouvelables de la Belgique fédérale et de ses trois Régions.

Des informations plus précises concernant la localisation exacte, la puissance et d’autres attributs des éoliennes par région sont disponibles via certains des géoportails régionaux.

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